Contre toi contre tous Et surtout contre moi.

Contre toi contre tous Et surtout contre moi.
Mon Dieu mon Dieu
Faites que ce soit un mauvais rêve
Réveillez-moi
Réveillez-moi
Réveillez-moi

Nougaro

# Posté le samedi 07 novembre 2009 03:06

Fine lame Fine larme
Danse avec la douleur
Faire virevolter le couteau
Dans la plaie Ça lui plait

Coups de poing dans le vide
Coups de tête au hasard
Coups dans l'âme
Coups au c½ur

Les yeux brûlants de haine
De dédain de violence
L'appel au secours d'un criminel
Doit-on sauver celui qui nous tue?

# Posté le dimanche 01 novembre 2009 03:09


Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va

Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l'on se sent floué par les années perdues
Alors vraiment
Avec le temps on n'aime plus.

Léo Ferré

Chanson de larmes,
Bouillantes sur joues glacées
Un dimanche comme les autres
Le long de la mer

Confier ses peines à l'Infini Bleu
Repartir les joues salées
Et se dire
Que rien ne sera jamais pire

Après tout,
Plus loin, plus tard, ailleurs
La vie m'attend
Le bonheur s'impatiente.

Patience, petit escargot, patience...
Tellement triste de voir que finalement presque rien ne me retient plus ici.

# Posté le mercredi 21 octobre 2009 01:45

Sur la jolie toile une tache Toute dans le blanc diluée Comme pour dire "Tout se défait"

"Il suffirait qu'on apparaisse
Pour que le monde soit heureux
Mais en fait, les gens nous aiment
et puis nous laissent
Et c'est sans doute mieux"
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# Posté le dimanche 11 octobre 2009 15:13

J'étais si près de toi que j'ai froid près des autres. Paul Eluard.

J'étais si près de toi que j'ai froid près des autres. Paul Eluard.


Je vis dans une maison sans balcon, sans toiture
Où y'a même pas d'abeilles sur les pots de confiture
Y'a même pas d'oiseaux, même pas la nature
C'est même pas une maison

J'ai laissé en passant quelques mots sur le mur
Du couloir qui descend au parking des voitures
Quelques mots pour les grands
Même pas des injures
Si quelqu'un les entend

Répondez-moi

Répondez-moi

Mon c½ur a peur d'être emmuré entre vos tours de glace
Condamné au bruit des camions qui passent
Lui qui rêvait de champs d'étoiles, de colliers de jonquilles
Pour accrocher aux épaules des filles

Mais le matin vous entraîne en courant vers vos habitudes
Et le soir, votre forêt d'antennes est branchée sur la solitude
Et que brille la lune pleine
Que souffle le vent du sud
Vous, vous n'entendez pas

Et moi, je vois passer vos chiens superbes aux yeux de glace
Portés sur des coussins que les maîtres embrassent
Pour s'effleurer la main, il faut des mots de passe
Pour s'effleurer la main

Répondez-moi
Répondez-moi

Mon c½ur a peur de s'enliser dans aussi peu d'espace
Condamné au bruit des camions qui passent
Lui qui rêvait de champs d'étoiles et de pluie de jonquilles
Pour s'abriter aux épaules des filles

Mais la dernière des fées cherche sa baguette magique
Mon ami, le ruisseau dort dans une bouteille en plastique
Les saisons se sont arrêtées aux pieds des arbres synthétiques
Il n'y a plus que moi

Et moi, je vis dans ma maison sans balcon, sans toiture
Où y'a même pas d'abeilles sur les pots de confiture
Y'a même pas d'oiseaux, même pas la nature
C'est même pas une maison.


Cabrel



"Il profita pour son évasion d'une migration d'oies sauvages."


# Posté le jeudi 01 octobre 2009 05:15